Tout commence à St Andrews, en Ecosse, où Andy naît le 05 février 1972.
La famille Yorke s'installera à Oxford quelques années plus tard. A 13 ans, Andy rejoint l’école d’Abingdon et y fait la connaissance de Nigel Powell. Ils deviennent rapidement amis et découvrent tout aussi vite qu’ils partagent la même passion : « Play Music ». Cependant, à cette époque, Andy est un chanteur de chorale quand Nigel veut lui faire du rock. De plus, influencé par son grand frère Thom, Andy commence par apprendre le saxophone, loin des guitares électriques qui commencent à raisonner dans les groupes rock et punk de l'école.
Durant l’adolescence, Andy trouve peu à peu sa voie (et sa voix) musicale. Il apprend à jouer de la guitare, notamment aux côtés de Jonny Greenwood himself, qui fait partie de ses amis. Ils feront d'ailleurs partie du même groupe appellé The Illiterate Hands. A 20 ans, Andy est très timide et manque terriblement de confiance en lui. Pour ne rien arranger, à cette période, il étudie en Russie alors que Nigel, son complice musical, vit toujours à Oxford. A Moscou, Andy vit dans un hôtel vetuste pour étudiants étrangers qu'il partage étroitement avec des jeunes de différentes nationalité. Des complices de vie, de fête, de boisson qui ont pour habitude d'encourager les musiciens en présence à gratter les cordes. Andy, qui baigne dans la musique et le chant depuis plusieurs années, y voit là un terrain d'expression idéal et propice à la création. Il se débrouille pour acheter une vieille guitare sur place et commence à travailler sérieusement. C'est là que naissent ses deux premières compositions : Sharing et Seek To Be Found. Ces titres ne sont jamais sorti sur CD mais il existe une version enregistrée de Sharing, une très jolie chanson ! Euphorique suite à ces premières créations, Andy prend conscience de ses capacités et du bonheur de créer. Dans une lettre adressée à Nigel depuis la Russie, il fait part de son désir de former un groupe qui pourra jouer ses compositions à son retour.
En 1993, ils créent avec Jason Moulster, un ami de Nigel, le groupe Unbelievable Truth. Ce nom fait référence au film The Unbelievable Truth réalisé par Hal Hartley.
En 1995, alors que le groupe est sur le point de signer son premier contrat avec une maison de disque, Andy plaque tout. Il est trop timide et n’est pas sûr que faire de la musique son métier soit la meilleure chose qu’il ait à faire. Il confie à Nigel son angoisse de chanter et de jouer live, de se faire photographier, d'être filmer, de rencontrer de nombreuses personnes... C’est pourquoi il part à nouveau en Russie, loin d’Oxford et de son groupe… Il y travaille comme traducteur pour Greenpeace. Dès lors, Nigel sombre dans la déprime, il respecte le choix de son ami qu’il connaît très bien mais malgré tout, la déception est si forte que leur longue et jusqu'alors très solide amitié vacille. Cependant, la fuite d’Andy est l’occasion pour chaque membre du groupe de multiplier les collaborations artistiques et de réfléchir à ce qu’il souhaite réellement faire musicalement.
En 1996, 8 mois après son départ, Andy revient métamorphosé. Il a gagné en confiance, est prêt à chanter et à faire face au succès s’il se présente, aux photographes, aux fans. Tout ceci dans une certaine mesure bien évidemment. Tout va alors très vite. Début 1997, le groupe signe avec Shifty Disco et sort son premier EP Building. Huit mois après seulement, Unbelievable Truth rejoint Virgin Records. S'ensuit la sortie du premier album du groupe, Almost Here, en mai 1998. Ce dernier est, encore aujourd’hui, considéré par le public et les critiques comme l’un des meilleurs albums Pop/Rock de la fin des années 90. La voix pure et sincère d’Andy ne laisse quasiment personne de marbre… Malgré le beau succès rencontré, Virgin Records estime ne pas avoir gagné suffisamment d’argent et vire le groupe.
Andy n’est pas une bête de scène, il n’a sans doute pas suffisamment fait parler de lui autrement que par son talent et sa musique. Avoir envoyé les journalistes "se faire foutre" et avoir frappé quelques photographes à la sortie d’un club de Londres lui aurait sans doute permis d’élargir son public. Sincère et discret, il est resté lui-même et on l’aime comme ça.
Autre difficulté pour lui, le succès mondial que connaît Radiohead avec son album Ok Computer, élu album Rock de l’année 1997. En effet, les journalistes voient en Andy une opportunité de faire de supers papiers sur Thom… Ils en oublient Unbelievable Truth et nous on en oublie de les respecter…
Pour échapper à cette spirale et à toute cette pression médiatique, le groupe signe avec Shifty Disco, une petite maison de disque basée à Oxford.
En 2000, Unbelievable Truth sort son deuxième album intitulé Sorrythankyou. Ce dernier est magnifique mais n’est pas unanimement reconnu par la profession comme a pu l'être Almost Here.
Andy songe de plus en plus à découvrir de nouveaux horizons et le 16 septembre 2000, Unbelievable Truth joue son dernier concert à Oxford, au Zodiac.
Sur le site officiel du groupe, Andy annonce aux fans avec beaucoup de regrets la fin de Unbelievable Truth, ne laissant aucun espoir quant à un retour possible. Vous pouvez lire ici sa lettre d’adieu.
En 2001, le groupe offre à ses fans un double album posthume, Misc. Music, qui propose 19 morceaux sur le CD1 (inédits, faces B + 1 titre bonus caché) et l’intégralité du dernier concert donné à Oxford sur le CD2. Les membres de Unbelievable Truth, qui ont autoproduit ce double album, auraient pu faire le choix d'en sortir deux consécutivement au lieu d’un, remplir leurs poches avant de dire définitivement au revoir mais non, pas eux…
Andy a repris ses études en "politique et économie russe", en Angleterre, mais n’a jamais cessé d’écrire des chansons, lui qui disait vouloir arrêter la musique… Il a bien fait de se tromper !
Environ six ans après son adieu à ses fans, il revient avec de nouvelles compositions, de nouvelles mélodies. Il a fini par se dire que dans la vie, lorsqu'on a deux passions, on n'est pas obligé d'en choisir une et d'abandonner l'autre, on peut se consacrer aux deux.
Il a intégralement composé l'album Simple et entame par conséquent une carrière solo. Cependant, il déclare être très fier des compositions de Unbelievable Truth et n’exclut pas d'en jouer certaines sur scène.
Malgré la dissolution du groupe, Andy est resté très ami avec Nigel et Jason. Ces derniers ont participé à l’enregistrement de Simple et joueront certainement à ses côtés sur scène.
Pour notre plus grand plaisir, Andy is back !